Accueil

Département Communication de la Chambre Syndicale des Verreries Mécaniques de France

Verre Avenir décrète la mobilisation générale

Verre Avenir décrète la mobilisation générale

Livre Eco-Emballages

Début décembre 2006, la profession verrière lançait un appel à la mobilisation des acteurs de la chaîne du recyclage pour améliorer quantité ET qualité du verre collecté. Il reste de mise car les résultats sont, une fois de plus, en berne. Il est temps de retourner à l'école et de réapprendre à bien trier : le Français aime le matériau, reste bon élève mais peut mieux faire ! Tel est le message qu'ont fait passer les verriers le 27 avril dernier...

Si le verre reste le matériau préféré des Français, les bénéfices du geste verre ne coulent pas de source pour les consommateurs qui le pratiquent : les mécanismes du recyclage et les propriétés du verre échappent en effet à bon nombre d'entre nous.

De fait, les chiffres 2006 confirment et résument une situation qui peut paraître paradoxale.

« La croissance de la collecte même si elle est timide se poursuit « naturellement », confirmant que l'objectif des 60% prévu dans la directive européenne est accessible. Il est dans l'ordre des choses de progresser mai sil faut pour cela donner une nouvelle impulsion pour revaloriser la collecte du verre

Cette croissance reste pourtant inférieure à celle enregistrée jusqu'en 2004 : le dispositif fonctionne mais il plafonne, gagné par un phénomène d'usure naturelle, tant chez les apporteurs (les citoyens) que chez les organisateurs locaux de la collecte (les collectivités territoriales) », explique Michel Gardes, Président de la fédération des industries du verre.

1 point de mieux, c'est peu

Collecte du verre ménager (1850 KT) et retour du verre d'emballage en provenance des conditionneurs (100 KT), totalisent 1 950 KT ; or, le gisement total estimé en France (données 2006), est de 3 400 KT. Ce qui démontre que la France collecte et recycle 57,4% de son verre d'emballage (contre 56,4% en 2005).

Livre Eco-Emballages

En clair, le taux de 60% défini par la directive européenne est en passe d'être atteint. Oui mais voilà. Avec 1% de progression par an depuis plusieurs années (contre 4 à 5% par le passé), le dispositif plafonne. «Les mécanismes sont en place, les conditions sont réunies pour gagner quelques points, c'est la motivation des acteurs qui doit être stimulée», résume Michel Gardes. « Au-delà d'un effort de pédagogie, il faudrait également augmenter le nombre de conteneurs à verre dans les villes et favoriser la collecte en porte-à-porte qui reste minoritaire », admet Michel Toussaint, directeur en charge du recyclage chez Saint-Gobain Emballage. De fait, l'apport volontaire, c'est 80% des tonnages collectés contre 20% à peine pour le porte à porte. Mais comme ce mode de collecte est très onéreux d'une part et qu'il ne génère pas une qualité top d'autre part (ce qu'exigent les verriers compte tenu des fractions de calcin enfournées), ce n'est peut être pas un mal...

Le calcin, 1ère matière première

Livre Eco-Emballages

Ce n'est pas nouveau, mais il bon de le rappeler : le calcin est aujourd'hui incontestablement LA matière première essentielle des verriers producteurs d'emballages. Pour cela, il se doit d'être irréprochable qualitativement parlant.

« Certains fours en teinte verte en fonctionnent avec plus de 90% de cette matière ; d'une manière générale, tous les fours produisent la teinte verte, ont vocation à absorber plus de 80% de calcin, ce qui constitué un taux très élevé ».

Pour utiliser cette matière première, dans de telles proportions, les verriers ont investi dans plusieurs domaines : approvisionnement, logistique, distribution dans les fours et contrôle qualité des produits fabriqués. Dans ce contexte, les industriels ont évidemment intérêt à assurer leur approvisionnement en calcin pour utiliser au mieux ces équipements, donc beaucoup ne sont pas réversibles.

« Recyclons plus, recyclons mieux. Tel est le credo de la profession verrière qui insiste par ailleurs pour que les efforts de tous les acteurs portent sur l'amélioration de la quantité et de la qualité du verre collecté ».

Quantité collectée = économie réalisée par la collectivité

Telle est la démonstration faite par les verriers. L'équation est simple : tout le verre qui n'est pas trié coûte cher à éliminer puisqu'ils est introduit dans les ordures ménagères et, le plus souvent, incinéré. Or, l'élimination en incinérateur représente un surcoût de 89,10 € à 133,10 € par tonne, comparée au recyclage expliquent les verriers. Et ce surcoût est supporté par les collectivités.

Livre Eco-Emballages

Le gain résiduel procuré par le prix de reprise du verre qui vient d'être très légèrement augmenté à 19,12 € la tonne (après avoir été abaissé de manière importante) et la subvention des sociétés agréées (3 à 7 € la tonne, permet aux collectivités de financer en partie le traitement des déchets ménagers.

De plus, le verre est le matériau le moins cher à collecter, surtout en apport volontaire, avec un coût inférieur à 2 € par habitant et par an.

Mais aussi par les verriers !

Livre Eco-Emballages

En outre, et cet élément n'est pas négligeable, plus les fours verriers absorbent de calcin, moins ils consomment, d'énergie. Les emballages en verre constituent, en effet, une ressource immédiatement disponible ; plus besoin d'extraire des matières premières, le verre est là...

Il suffit de re-fondre le calcin et de re-fabriquer le produit.

Ce qui génère beaucoup moins de CO2...

Une étude récente a mis en évidence plusieurs constations :

Le remplacement de matières premières neuves par du calcin entraîne une réduction de la consommation énergétique.

L'utilisation d'une tonne de verre recyclé réduit les émissions de CO2 liées à la transformation des matières premières elles-mêmes (chaux, silice, soude, etc.).

Suivant le type d'énergie utilisée, le gain total est d'environ 300 kg de CO2 par tonne de verre recyclé.

Autre bénéfice écologique, l'utilisation du calcin évite l'extraction ou la fabrication de matières premières. On peut ainsi agir sur les émissions indirectes qui leurs sont liées (le carbonate de soude, là lui seul, nécessite de grandes quantités d'énergie pour sa fabrication). Une tonne de calcin utilisée, réduit de 200 kg de CO2 ces émissions indirectes.

C'est donc 500 kg par tonne de calcin utilisée, explique-t-on côté verreries, qui ne sont pas rejetées.

Tout ceci étant on ne peut plus favorable à l'économie locale, mais aussi dans la perspective du protocole de Kyoto...

La qualité en plus, c'est « tout bénéf » !!!

Le message est clair : la qualité ne peut générer que du bénéfice écologique et économie.

Or la qualité du verre s'est dégradée au fil des années, au fur et à mesure que se sont produits des dérives aux différentes étapes de la collecte.

L'important aujourd'hui est de se remobiliser en ayant pleinement connaissance et conscience de enjeux expliquent les responsables de Owens Illinois, Saint-Gobain Emballage et Verrerie de Vergèze.

Livre Eco-Emballages

La qualité, c'est la pérennité du système. Pour cela rappellent nos interlocuteurs, il faut :

Comprendre que les exigences qualitatives des verriers sont dictées par le process... et par le niveau de qualité très élevé imposé par leurs clients du marché de l'emballage

Encourager le consommateur à améliorer la qualité de son tri en investissant en amont de la chaîne du recyclage (communication, sensibilisation, adaptation ou renouvellement du parc de conteneurs)

Ne pas faire porter tout l'effort et le poids financiers de la qualité chez les traiteurs, en aval, ce qui suppose des investissements plus coûteux, les équipements de détection spécifique pour les infusibles, notamment.
Agir à la source est plus économique que d'investir dans des actions correctives expliquent les industriels...
Agir à la source est par conséquent le meilleur remède.
Et à tout maux, il est bien connu qu'il faut choisir le moindre !

« Notre démarche doit permettre de valoriser 100% de la collecte... Les traiteurs et nos usines se sont équipés pour cela. Le dispositif mis en place pour valoriser 100% du verre collecté ne peut démontrer son efficacité que si le verre collecté et de qualité » (...) « Gagnons en qualité à la source, et nous augmenterons encore le taux de recyclage à quantité collectée égale »...

Il reste à espérer que le message lancé sera entendu et compris. Et peut être aussi que le prix de reprise suivra le niveau qualitatif souhaité...

Source : Dechecom (03.05.07)

Share |

Mentions légales |  Plan du site
| Connexion |   © Création du site Internet et référencement : Appli-Box