Accueil

Département Communication de la Chambre Syndicale des Verreries Mécaniques de France

Collecte du verre, encore un effort

Collecte du verre, encore un effort

La chambre syndicale des verreries mécaniques et son organe de promotion, Verre Avenir, ont organisé une conférence de presse autour du thème de la collecte et du recyclage du verre.

L'objectif est de remobiliser les consommateurs et les collectivités locales sur cette question. Une étude commandée par Verre Avenir montre que les consommateurs ont une connaissance superficielle et inégale du recyclage du verre. Les moins de 34 ans et les citadins présenteraient même un déficit certain dans la compréhension de la démarche. Globalement, la collecte se fait à 80 % par conteneur avec apport volontaire, l'option la moins coûteuse pour la collectivité, et à 20 % en porte-à-porte. Actuellement, environ 30 % de la collecte se composent de verre blanc, les 70 % restants sont répartis entre les teintes plus sombres. Or, affirment les industriels présents, « il n'y a pas trop de calcin récupéré!
Les deux millions de tonnes de calcin recyclé annuellement représentent 53 % de la matière première utilisée par la profession.


Les deux millions de tonnes de calcin recyclé annuellement représentent 53 % de la matière première utilisée par la profession.
 

En 2006, le taux de recyclage du verre a gagné un point pour atteindre 57,4 %. Une dynamique qui pourrait être accentuée car les verriers peuvent absorber plus de calcin. Certains fours en teinte verte fonctionnent désormais avec 90 % de calcin. Les investissements ont été réalisés ces dernières années dans tous les domaines techniques, logistiques et contrôle qualité des produits fabriqués.

Les aspects économiques ne sont pas négligeables. Et l'argument, pour Michel Gardes, président de la Chambre Syndicale, est d'autant plus pertinent pour les collectivités locales. Ce sont ainsi quelque 40 % d'emballages en verre qui ne reviennent pas dans le process industriel. Selon Michel Toussaint, de Saint-Gobain emballages, c'est peut-être dû à un déficit de communication et d'explications. À coût de collecte égal, le recyclage permet d'économiser pour les collectivités de 46 euros à 107 euros par tonne. Un argument qui vaut également pour l'industrie verrière puisque recourir au calcin équivaut non seulement à faire l'impasse sur une partie de la matière première mais également à réaliser un gain d'énergie.

Il reste encore dans les verres collectés des quantités d'infusibles. Les vitrocéramiques posent un véritable problème de reconnaissance de la matière au stade du démêlage car ils ne se distinguent pas du verre traditionnel lors des opérations de tri optique. "Lorsqu'on passe de 80 à 90 % de calcin dans le four, précise Verre Avenir, la concentration de calcin est telle que les exigences qualitatives qu'on lui applique doivent être identiques à celles de la matière première: le moindre corps étranger qui n'aurait pas été détecté en amont, lors du traitement, provoque alors de graves dommages."

 

 

 

 

La collecte se fait à 80 % en apport volontaire.

La qualité du tri est un autre but vers lequel tendent les industriels avec comme support une charte signée par la chambre syndicale et le Cyclem (l'industrie et le recyclage), en décembre 2006, définissant un cadre méthodologique commun à tous les traiteurs: contrôles visuels, contrôles de densité et traçabilité.

Du côté des consommateurs, les verriers demandent à ce que soient développées des campagnes d'information pour améliorer la qualité du tri en amont et adapter ou renouveler le parc de conteneurs destinés à la collecte.

Source : Environnement-online (07.05.2007)

Share |

Mentions légales |  Plan du site
| Connexion |   © Création du site Internet et référencement : Appli-Box